Géographie

Carte géographique de l’Argentine

L’Argentine s’étend sur 2,7 millions de kilomètres carrés à la pointe du continent sud-américain, cela correspond à cinq France rangées l’une au-dessus de l’autre ! Cette immensité sous-entend une grande diversité de paysages : à l’est l’océan Atlantique avec presque 5.000km de côtes, à l’ouest la Cordillère des Andes avec l’Aconcagua culminant à 6960m, au nord la forêt tropicale d’Iguazu ou les plateaux désertiques de Jujuy, au sud les glaciers d’Ushuaia. Tout au milieu, se trouve la célèbre Pampa, qui inclut la capitale Buenos Aires, seconde métropole du continent en terme de grandeur.

La Patagonie est une zone géographique divisée politiquement entre le Chili et l’Argentine, entre le Pacifique et l’Atlantique en passant par les Andes et la Pampa : sur à peine plus d’un million de kilomètres carrés.

La Route 40 traverse le pays en longeant la Cordillère des Andes sur 5301 km. Le kilomètre 0 était originellement au milieu, à Chos Malal, placé alors à égale distance d’Ushuaia et La Quiaca. Avec le goudronnage de la route, le parcours à changer et le nombre de kilomètres aussi, mais le souvenir de ce centre a droit à son monument dans notre village !

Climat

Forcément, le climat est aussi diversifié que les paysages ! En été, on supporte difficilement les 45/50 degrés du nord-ouest argentin, en hiver on supporte difficilement les -20/-30 de l’extrême sud, il faut donc bien choisir sa destination à la bonne période ! Sinon, le climat est tempéré, Buenos Aires se trouve à la même distance de l’Équateur que Berlin. En dehors de la pampa, qui est une plaine humide et propice à l’agriculture et à l’élevage, et du nord-est où le climat est subtropical, le reste du territoire est semi-désertique.

La province de Neuquén, située au nord de la Patagonie argentine, où le SOLIECOL vous invite, est une steppe semi-aride où le vent souffle très fort et où la pluie ne tombe (presque) jamais. Les températures y sont similaires à l’Europe, jusqu’à -10 degrés en hiver et 30 degrés en été.

Démographie

40 millions d’habitants peuplent l’Argentine, ce qui lui vaut une densité très faible, 14 âmes au km2, contre 113 dans l’Hexagone. Cependant, 3 millions vivent dans la capitale, 14 millions dans la province de Buenos Aires, la répartition de la population est donc extrêmement déséquilibrée, avec seulement 10% dans les zones rurales.

D’autre part, les jeunes de -15 ans représentent 26% de la population, tandis que les + 65 ne sont que 10%. Enfin, l’espérance de vie atteint en moyenne les 75 ans.

Gouvernement

Depuis le 10 décembre 2015, le président de la République argentine est Mauricio Macri. Il s’affiche de centre-droit et tente de mener des grandes réformes, notamment sur le plan économique. Pour l’instant, il a réduit l’inflation de moitié et redorer le blason de l’Argentine sur la scène mondiale, mais le problème de la corruption des élites, la baisse des exportations de pétrole, le manque de compétitivité de l’industrie, rend la progression très lente. De plus, le pays est divisé en 23 provinces qui sont très inégales en termes de richesses et assez indépendantes en termes de gestion. Ainsi, les gouverneurs n’hésitent pas à aller à l’encontre de la marche nationale afin de défendre les intérêts régionaux, en réponse à l’extrême centralisation du pouvoir économique et politique qui favorise systématiquement Buenos Aires – et depuis trois siècles.

Une importante interruption dans le cycle moderne démocratique a eu lieu entre 1976 et 1983, années pendant lesquelles a régné la junte militaire du général Videla. La défaite de la guerre des Malouines contre l’Angleterre de Margaret Tatcher en 1982 a mis fin à la dictature.

Voter est obligatoire, seuls les mineurs entre 16 et 18 ans, qui ont le droit de vote depuis 2012, n’y sont pas obligés. La politique est aussi populaire que le football en Argentine, de la même manière les règles du jeu sont fixées mais personne ne les respecte scrupuleusement sur le terrain. Les méthodes de corruption mises en oeuvre au moment des campagnes sont absolument connues et reconnues de tous et empêchent l’expression de la démocratie. La voix du peuple qui s’exprime lors d’un vote n’est pas celle de tout le peuple argentin, seulement celle de ceux qui crient le plus fort, opposant structurellement ceux qui dépendent de l’État pour travailler (3,5 millions d’emplois publics d’après le gouvernement argentin) et les travailleurs du secteur privé.

Économie

La monnaie nationale est le peso argentin, on obtient en ce moment (juin 2018) 32 pesos avec 1 euro.

Monnaie d’un peso argentin

L’Argentine exporte surtout des céréales et dérivés du soja, maïs et blé ainsi que de la viande bovine, mais également des véhicules pour transport de marchandises. Elle importe principalement des véhicules de tourisme, des produits pétroliers et des appareils électriques/électroniques.

Culture & Religion

Le peuple argentin est un mélange entre les autochtones indigènes et les coloniaux européens (Espagnols, Français et Italiens en majorité). Ces deux origines sont clairement distinctes dans la manière dont les Argentins se définissent, le clivage noir/blanc est omniprésent. Les conflits qui en découlent sont nombreux, surtout en ce qui concerne la propriété des terres, car les indigènes réclament inlassablement la restitution de celles accaparées par les coloniaux. La Conquête du Désert est trop lointaine (1880) pour que justice leur soit rendue, le génocide a réduit leur proportion dans la population et leur mode de vie ne peut (ni ne devrait) s’adapter au rythme du pays moderne que l’Argentine tend à devenir.

La langue nationale est le Castellano, c’est basiquement de l’espagnol, avec beaucoup de modifications ! Certains mots signifient d’autres choses ou n’existent pas du tout, mais dans l’ensemble, grammaire et conjugaison sont identiques. Les langues indigènes des Quechuas, Qoms, Mapuches, etc. ont presque disparu, pratiquées seulement à l’intérieur des communautés.

La religion catholique s’est imposée dans la violence aux peuples autochtones : les jeunes filles enlevées et éduquées dans des couvents, les jeunes garçons vendus pour servir dans les maisons de la capitale. En un siècle, toute expression de la spiritualité des différentes communautés a été réduite à la stricte pratique dans le cercle privé. Aujourd’hui, 97% des Argentins sont catholiques, 2% sont juifs. La laïcité est respectée même si la Constitution nomme le catholicisme comme religion nationale. Fierté de ces croyants : le Pape François est Argentin !

La culture argentine n’est donc absolument pas homogène, dans un pays aussi grand ce serait étonnant ! Le tango n’est pas populaire en dehors de Buenos Aires, partout ailleurs on danse la chacarrera ou la cueca, et un Gaucho est un éleveur indépendant qui vit dans la montagne, pas dans une estancia de la pampa. Pour connaître la culture d’un pays, la seule solution est d’y aller !

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